martes, 20 de octubre de 2015

Les femmes du père Lefèvre




La description impressionniste
Moins massive que la précédente, construite à partir d'un point de vue narratif partiel (une focalisation interne), elle opère un choix, et ne retient que certains éléments, les plus pittoresques. On comparera, par exemple, ces deux scènes de bals populaires, empruntées l'une aux Goncourt (le bal à la Boule-Noire dans Germinie Lacerteux) et l'autre à Paul Alexis (la fête des Coqs dans " Les femmes du père Lefèvre ") :

" Une vieille en cheveux, la raie sur le côté de la tête, passait, devant les tables, une corbeille remplie de morceaux de gâteau de Savoie et de pommes rouges. De temps en temps la danse, dans son branle et son tournoiement, montrait un bas sale, le type juif d'une vendeuse d'éponges de la rue, des doigts rouges au bout de mitaines noires, une figure bise à moustache, une sous-jupe tachée de la crotte de l'avant-veille, une crinoline d'occasion forcée et toute bossue, de l'indienne de village à fleurs, un morceau de défroque de femme entretenue. [...] Tout sautait et s'agitait. Les danseuses se démenaient, tortillaient, cabriolaient, animées, pataudes et déchaînées sous le coup de fouet d'une joie bestiale. " (Germinie Lacerteux, 1865, chap, XVI.)"

" Démesurément grandes, les ombres des Coqs enlaçant les femmes dans leurs bras, dansaient du haut en bas des maisons de l'allée du Midi. Selon les hasards de la valse ou du quadrille, c'était à chaque instant une mêlée énorme de bras, de jambes, de têtes, sautant, bondissant, tournoyant. On eût dit une seule bête monstrueuse, aux membres innombrables, expirant dans la danse de Saint-Gui d'une agonie convulsive. Puis bras, têtes et jambes se touchaient, se confondaient, et ce n'étaient plus qu'une masse brouillée ; tout s'affaissait sous un voile noir derrière lequel, maintenant, on devinait encore les secousses de quelque besogne effrénée et bouffonnement polissonne. " (" Les Femmes du père Lefèvre ", dans le recueil de nouvelles intitulé la Fin de Lucie Pellegrin, 1880.)




lunes, 19 de octubre de 2015

Le projet de Zola


Les débuts de Zola
Après un échec au baccalauréat, il s’engage comme docker, puis comme commis chez Hachette. Il travaille rapidement pour la direction du service de presse et il se met à écrire. Il se lance alors avec fougue dans le travail de journaliste, et tout particulièrement de critique d’art. En 1864, il fait paraître sa première œuvre, Les Contes à Ninon (cf. tableau de Manet) et La Confession de Claude en 1865, où il transpose et sublime sa première expérience amoureuse de la rue Soufflot où, naïf, il a voulu arracher à la prostitution sa maîtresse qui se satisfaisait de son état. Mais c’est avecThérèse Raquin 1867 que Zola inaugure véritablement son œuvre ; on y voit le cycle des Rougon à venir.
CF. Document initial sur la page d’accueil : Zola par Manet Permet de saisir ce que représente Zola et l’univers qui l’habite et qui préside à son écriture. Thèmes :
https://blogger.googleusercontent.com/img/proxy/AVvXsEjPvSIR1myS_NJ4Hv0YgPy_wt_EoYy7kjPvkwf3q0NQW5G-QLWp170yBbIo4V5fT6WmX_UCahhvpUgacyEPV_GtCNXDmVQTD2529WCeSk6US2ErnyNWx7ki7C5av-R0G8aclBxG5j1gOwDkCN47y3AlC_7Ws0lqEzEWv5goePlXBk5od-VgHUjmDlKmkBIOBA= a très vite une grande audience, écrivain reconnu, quand bien même il fait et fera scandale, - avec Thérèse Raquin puis l’Assommoir par exemple.
https://blogger.googleusercontent.com/img/proxy/AVvXsEjPvSIR1myS_NJ4Hv0YgPy_wt_EoYy7kjPvkwf3q0NQW5G-QLWp170yBbIo4V5fT6WmX_UCahhvpUgacyEPV_GtCNXDmVQTD2529WCeSk6US2ErnyNWx7ki7C5av-R0G8aclBxG5j1gOwDkCN47y3AlC_7Ws0lqEzEWv5goePlXBk5od-VgHUjmDlKmkBIOBA= ressort aussi de cette présentation initiale l’influence de la peinture sur l’écriture Zolienne

Le projet de Zola
https://blogger.googleusercontent.com/img/proxy/AVvXsEjPvSIR1myS_NJ4Hv0YgPy_wt_EoYy7kjPvkwf3q0NQW5G-QLWp170yBbIo4V5fT6WmX_UCahhvpUgacyEPV_GtCNXDmVQTD2529WCeSk6US2ErnyNWx7ki7C5av-R0G8aclBxG5j1gOwDkCN47y3AlC_7Ws0lqEzEWv5goePlXBk5od-VgHUjmDlKmkBIOBA= S’inscrit au départ dans le prolongement de ses prédécesseurs. Pour lui, la vie impose l’« âpre besoin du réel ». Mais il veut par l’écriture préserver les « espérances du rêve » : ce qu’il fait dans La Confession de Claude en 1865. On retrouve donc à l’origine de l’écriture de Zola cette volonté de sublimer le réel que l’on trouvait chez Balzac. Puis il rompt avec cette tendance.
https://blogger.googleusercontent.com/img/proxy/AVvXsEjPvSIR1myS_NJ4Hv0YgPy_wt_EoYy7kjPvkwf3q0NQW5G-QLWp170yBbIo4V5fT6WmX_UCahhvpUgacyEPV_GtCNXDmVQTD2529WCeSk6US2ErnyNWx7ki7C5av-R0G8aclBxG5j1gOwDkCN47y3AlC_7Ws0lqEzEWv5goePlXBk5od-VgHUjmDlKmkBIOBA= Il entend d’ailleurs rivaliser avec Balzac - il nourrit même le secret espoir de le détrôner - en réalisant le pendant de La Comédie humaine et en brossant le tableau de la société humaine : cf le sous-titre « Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire ». La clef de voûte de cette ensemble, le fil directeur, en sera l’hérédité.
https://blogger.googleusercontent.com/img/proxy/AVvXsEjPvSIR1myS_NJ4Hv0YgPy_wt_EoYy7kjPvkwf3q0NQW5G-QLWp170yBbIo4V5fT6WmX_UCahhvpUgacyEPV_GtCNXDmVQTD2529WCeSk6US2ErnyNWx7ki7C5av-R0G8aclBxG5j1gOwDkCN47y3AlC_7Ws0lqEzEWv5goePlXBk5od-VgHUjmDlKmkBIOBA= Il entend ainsi conférer à son œuvre la profondeur tragique, l’hérédité se substituant à la fatalité tragique des œuvres antiques. Et la thématique fondamentale est lancée par son premier grand roman, Thérèse Raquin : avant la lettre, et avant que la terminologie n’existe, Zola voit déjà cette œuvre comme naturaliste. Elle fait scandale et inaugure l’épopée du sexe que l’on verra dans le cycle des Rougon-Macquart. En 1868, Zola écrit aux Goncourt : « Les caractères de nos personnages sont déterminés par les organes génitaux. C’est du Darwin ! La littérature, c’est ça ! »

Le cycle des Rougon Macquart
La naissance du cycle
Dès 1868, le plan d’ensemble du cycle des Rougon est prêt. Le cycle débute donc vraiment avec la Fortune des Rougon, publié en 1870, il se poursuit au rythme d’un roman par an sur une vingtaine d’années pour se clore sur leDocteur Pascal 1893. Avec la Fortune des Rougon Zola se donne pour projet de montrer les ravages causés dans la descendance par la névrose d’Adélaïde, mariée d’abord à Rougon, puis amante de Macquart, ivrogne. Il entend par suite, à travers cinq générations, suivre « le secret travail qui donne aux enfants d’un même père des passions et des caractères différents à la suite des croisements et des façons particulières de vivre ». En 1878, Zola livre à ses lecteurs l’arbre généalogique des Rougon et des Macquart dans Une Page d’amour.
Quelques romans clefs
Certains romans du cycle, tout particulièrement, ont fait date.
L’Assommoir, en 1877 Zola y peint « la déchéance fatale d’une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs ». Zola veut y voir « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l’odeur du peuple ». CF.Fichier écrivain / assommoir / figures du peuple doc 1 2 3 C’est à la fois la tragédie de Gervaise et de Coupeau, rattrapés l’un et l’autre par l’alcoolisme, que retrace Zola ; il y condamne ainsi du même coup la société qui sécrète l’alcoolisme. C’est aussi une œuvre novatrice où l’auteur se prévaut d’avoir eu « la curiosité littéraire de ramasser et de couler dans un moule très travaillé la langue du peuple ». Derrière Zola s’engageront sur la même voie Céline, Queneau.
Nana 1880 CF. fichier écrivain, Nana, au théâtre doc 1-2-5

Germinal 1885 Avec Germinal, épopée de la mine, Zola s’impose comme le peintre des foules en mouvement. Il y fait le portrait de l’âme collective



sábado, 17 de octubre de 2015

Projet Zola


Avant d’être romancier, Zola voulait être peintre, tandis que son camarade Cézanne rêvait d’être poète… Il garda de ce premier rêve une sensibilité artistique dont témoignent à la fois ses engagements auprès des artistes et les véritables tableaux que l’on trouve dans ses romans. Avec ses amis peintres, il partage le goût du monde contemporain et de la réalité du quotidien. 





 Il traite des mêmes sujets, avec la même rigueur d’observation et d’analyse : scènes de rue et de foule, de cafés, de théâtres ; chemins de fer, gares, architectures, machines, usines et ouvriers au travail, vues de Paris et du monde moderne, paysages de plein air, bords de Seine ou de mer… Certaines descriptions romanesques préfigurent des tableaux et vice versa, comme si entre l’écrivain et ses amis peintres existaient de mystérieuses connivences. Les Repasseuses de Degas renvoient à la boutique de Gervaise. Le Buveur d’absinthe de Manet pourrait être un des noceurs de Nana, sa Serveuse de bocks ou le couple de L’Absinthe de Degas, deux figurants de L’Assommoir; les Chemins de fer de Manet ou Pissarro évoquent l’univers de La Bête humaine… La même complicité se retrouve dans leur manière de faire : comme les artistes, Zola travaille « sur le motif », fait des esquisses, des plans et prend des notes. Dans ses dossiers préparatoires, il emploie le terme d’« ébauche » pour désigner la trame de son roman. Vraisemblablement, c’est à Manet qu’il doit l’idée des « carnets d’enquête ». Fasciné par les jeux de miroir et de lumière, il développe des descriptions qui révèlent un vrai regard de peintre ; ainsi celle de la forge de Goujet, « éclairant d’un coup de soleil le sol battu, où l’acier poli de quatre enclumes, enfoncées dans leurs billots, prenait un reflet d’argent pailleté d’or » ou celle du coucher de soleil dans L’Œuvre : « Alors, suivant les caprices du vent, c’étaient des mers de soufre battant des rochers de corail, c’étaient des palais et des tours, des architectures entassées, brûlant, s’écroulant, lâchant par leurs brèches des torrents de lave ; ou encore d’un coup, l’astre, disparu, déjà couché derrière un voile de vapeurs, perçait ce rempart d’une telle poussière de lumière que des traits d’étincelle jaillissaient, partaient d’un bout du ciel à l’autre, visibles ainsi qu’une volée de flèches d’or. » Comme Monet, il fait des séries, décrivant le même lieu à des heures ou des saisons différentes, que ce soit le Paris d’Une page d’amour ou celui de L’Œuvre. Parfois, il efface les détails pour plonger son personnage dans une atmosphère trouble, sans contours, aux couleurs et aux formes estompées par les masses ; parfois, il personnifie les éléments comme des forces agissantes, colorant les ombres et superposant les couleurs. Son regard de peintre transforme le réel en un vaste décor inséparable des personnages qui s’y déplacent. Mêlés aux couleurs et aux formes, les odeurs, les bruits, les vibrations participent à la description, donnant à la composition une animation surréelle : « Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d’un air troublant de mystère ; les pièces de draps elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice… » (Au Bonheur des dames). Ah, tout voir et tout peindre ! […] Hein ? la vie telle qu’elle passe dans les rues, la vie des pauvres et des riches, aux marchés, aux courses, sur les boulevards, au fond des ruelles populeuses […] Oui ! toute la vie moderne ! L’Œuvre

viernes, 16 de octubre de 2015

Les prétentions scientifiques

Les prétentions scientifiques

Le parrainage intellectuel scientifique, de Zola est triple :
les théories déterministes de Darwin, que Zola découvre essentiellement à la lumière des théories de Taine. Il croit à l’existence de lois en psychologie comme en physique. Il crée donc des personnages qui sont des bonshommes physiologiques évoluant sous l’influence des milieux.
 Les travaux de Claude Bernard : Introduction à la médecine expérimentale 1865. C’est pour Zola un ouvrage de référence et il fait appel constamment à ses idées. Claude Bernard affirmait que la méthode scientifique rigoureuse appliquée aux corps bruts devait l’être au corps vivant ; par analogie, Zola affirme que cette méthode doit être appliquée « à la vie passionnelle et intellectuelle ». Zola se démarque ainsi de ses prédécesseurs qui ont insisté sur l’importance de l’observation. A l’observation, il ajoute la nécessité de l’expérimentation. Il lui faut donc créer des situations qui permettent de mesurer la modification des rapports de cause à effet en fonction de la variation des données. Zola dit ainsi qu’il lui faut « faire mouvoir les personnages dans une histoire particulière pour y montrer que la succession des faits y sera telle que l’exige le déterminisme des phénomènes mis à l’étude ». Pour ce faire il faut « prendre les faits dans la nature, puis étudier le mécanisme des faits en agissant sur eux par les modifications des circonstances et des milieux, sans jamais s’écarter des lois de la nature ». Une telle théorie suppose une conception matérialiste et mécanistique du monde moral, qui dépasse ce que les scientifiques ont jamais affirmé.
L’ouvrage du Dr Lucas Traité de l’hérédité naturelle 1850, très controversé. Zola veut montrer dans les Rougon la cascade de conséquences de l’aliénation mentale d’une certaine Tande Dide.
Ces théories extrapolées à l’outrance par Zola trouvent leur justification dans le scientisme ambiant et leur absolution dans le génie de Zola, son goût romantique, ses emportements humanistes. Au-delà de l’absolue vérité et de la déduction mathématique, il définit le roman comme un coin de la Création, vu à travers un tempérament.





jueves, 15 de octubre de 2015

Les prétentions scientifiques


 Zola a fait la connaissance de peintres impressionnistes à travers Cézanne, son ami d’enfance. Pendant leur jeunesse, Cézanne et Zola ont partagé les désirs et les fantaisies de l’art, aussi bien dans la peinture que dans la littérature.
Pour les peintres impressionnistes, le sujet d’un tableau était important seulement dans la manière dont il reflétait l’effet de la lumière. Le traitement des personnages dans les romans de Zola est pareil. Leur importance est dans leurs rôles comme expression des effets du monde. Les passages longs et descriptifs des romans représentent le rôle central du milieu. Les aspects qui semblent les symboles de la réalité sont le commencement des développements fantastiques et « impressionnistes » des idées de l’auteur.
Par conséquent, il y avait aussi un rapport entre les tableaux impressionnistes et les romans de Zola. Le style de Zola fait souvent penser aux méthodes descriptives chez ces peintres, et les thèmes de la philosophie naturaliste apparaît comme une source d’inspiration pour les peintures. Zola exprime sa sensibilité à la couleur, sa passion pour la lumière et le sens de la texture ; les peintres, comme Zola, prennent des sujets du monde quotidien. On peut dire que les Impressionnistes étaient les seuls artistes de ce temps qui observaient « la vie moderne » pour découvrir ses qualités esthétiques.
La relation était si forte parce que Zola décrivait le monde avec l’œil d’un peintre. . Il a ainsi déclaré : « Je n’ai pas seulement soutenu les Impressionnistes, je les ai traduits en littérature, par les touches, notes, colorations, par la palette de beaucoup de mes descriptions. »


 

miércoles, 14 de octubre de 2015

Les prétentions scientifiques

En 1857, son Aglaé et Boniface, (huile sur toile, ovale, 62,2x68cm) montre un couple alangui entouré de plaisirs : la musique avec la lyre, le confort suggéré par les coussins, les fleurs et la coupe, comme autant d’allusions à la jouissance de la vie et des sens. Une composition académique aurait sans doute choisi un autre épisode de ce thème biblique qui retrace une vie de repentance et de martyr de deux anciens amants. CABANEL, en bon séducteur, en présente au Salon une version mondaine et raffinée. Il est intéressant de noter des éléments communs à certaines des dernières œuvres de l’artiste, à michemin entre la peinture d’histoire et la peinture séduction, qui permettent la comparaison avec des mises en scènes des débuts du cinéma que le peintre n’a évidemment pas vues : Cléopâtre (Cleopatra) est un film de J. Gordon EDWARDS (1867-1925) avec Theda BARA (1885-1955) dans le rôle titre, sorti en 1917. Le décorateur et costumier de ce film n’est autre que le fameux George James HOPKINS (1896-1985). Certains critiques avancent que des éléments de ce film ont pu être influencés par la peinture de CABANEL Cléopâtre essayant des poisons sur les condamnés à mort de 1887. Précisons aussi que le Musée Fabre propose la projection du film Cléopâtre (1909) de Ferdinand ZECCA (1864 -1947) et Henri ANDRÉANI (Gustave Sarrus dit) (1877-1936). Il est à remarquer que la coiffe de l’actrice est identique à celui de la peinture de CABANEL. Précisons que l’épisode des poisons, évoqué par Théophile GAUTIER (1811-1872) en 1838 : Une nuit de Cléopâtre2 n’avait pas inspiré les peintres d’histoire plus intéressés par son pouvoir de séduction propre à déchaîner les passions humaines ou encore par le caractère tragique du personnage. CABANEL, au contraire, est attiré par sa cruauté et sa perversité tout autant que par sa beauté. Le sujet " historique " est aussi prétexte à traiter un thème orientaliste à la mode depuis  ’exploration de l’Egypte par Napoléon Ier et la colonisation.




Phèdre, 1880, peinture à l’huile sur toile,
194x286cm, Musée Fabre, Montpellier

Don de l'auteur, 1880


martes, 13 de octubre de 2015

Poétique de Zola et peinture


Poétique de Zola et peinture

L’impressionnisme

Zola, jeune journaliste critique d’art, prend fait et cause pour la révolution qui se fait en peinture contre ses confrères :
Il défend Cézanne d’abord, l’ami d’enfance qui a éclairé ce qu’il a appelé les « années de larmes » à Aix en ProvenceCF. fichier Zola journalisme Cézanne
Il dit haut et fort la capacité de ces peintres à s’intéresser à ce qui les entoure, à saisir la réalité des choses. CF.fichier Zola journalisme, Monet premier doc. Il rend compte dans l’Oeuvre de cette époque fourmillante où cohabitent différentes esthétiques : CF. index/recherche/toute une époque doc 2 4 5 6 Il dit à travers le personnage de Claude la difficulté à imposer cette esthétique nouvelle qui bouscule les conventions et les idées reçues : CF. fichier Zola Recherche, Animation, Refusés

Impressionnisme et Naturalisme

Zola, en fait, revendique la communauté de pensée entre Impressionnisme et Naturalisme. CF. Fichier Zola Index, lettre N, Naturalisme et impressionnisme C’est finalement un véritable dialogue que Zola engage avec les œuvres des artistes de son temps. CF. fichier Ecrivain, Œuvre /les paysages/ doc. 8On retrouve sous sa plume la volonté comme chez les Impressionnistes de saisir le réel dans le mouvement, dans les impressions laissées sur l’œil. CF. fichier Ecrivain, Œuvre /les paysages/ doc. 2-3-6Ses œuvres baignent dans quelques couleurs dominantes et symboliques comme le jaune pour La Curée, qui est la couleur de l’opulence. Zola se distingue par un sens pictural et architectural qui caractérise ses compositions, même qi Zola y voyait une autre source de cohérence : « Il est certain que je suis un poète et que mes œuvres sont bâties comme des grandes symphonies musicales. » 1882

Comment définir le Naturalisme ?

Zola fait remonter le Naturalisme à Diderot. D’un côté le déisme sentimental de Rousseau dans la lignée duquel on trouve Chateaubriand, Lamartine, Hugo, George Sand / de l’autre le scientisme de Diderot dans la lignée duquel on compte Stendhal, Balzac, les Goncourt. Il confirma ainsi sa filiation et cherche avant tout à se démarquer des romantiques ; face à l’idéalisme romantique, il veut affirmer le réalisme scientifique.


Le Naturalisme est donc pensé par Zola comme un aboutissement, le fruit d’une évolution naturelle. Parce que la littérature s’adapte à son époque et est le fruit de son époque, le Naturalisme est selon Zola le fruit naturel de l’état nouveau de la civilisation. Plus qu’une école, c’est une méthode.