lunes, 12 de octubre de 2015

Contexte historique

Contexte historique

Considéré comme le peintre de la rupture avec la peinture officielle au milieu du XIXe siècle, Manet n’a qu’une célébrité de scandale au début de sa carrière. Zola, qui n’est encore qu’un jeune journaliste débutant dans la critique d’art, décide de se constituer de manière retentissante l’avocat de Manet et de défendre cette « nouvelle manière en peinture », libérée des conventions académiques au profit de l’observation directe de la réalité moderne. Pour le remercier de son précieux soutien, Manet fait son portrait.
 Analyse de l'image
C’est dans son atelier que Manet a soigneusement « mis en scène » Zola, dans un univers destiné à rappeler ses activités et ses goûts. Installé à sa table de travail, encombrée symboliquement d’un encrier avec une plume de paon et surtout de livres et brochures dont la plaquette bleu ciel au nom de Manet, en guise de signature du tableau, que Zola a publiée à l’occasion de l’exposition particulière du peintre en 1867, le jeune critique d’art lit distraitement un livre d’art illustré. Dans un cadre sur le mur sont glissées une estampe japonaise représentant un lutteur de sumo, l’une de celles que collectionnait le peintre, une gravure d’après Los Borrachosde Vélasquez et une photographie en noir et blanc d’Olympia qui, contrairement à l’original, détourne la tête vers Zola et lui lance un regard complice comme pour le remercier d’avoir été l’un de ses rares défenseurs.
A travers tous ces indices, le peintre dévie subtilement du seul portrait de Zola vers leurs goûts communs, et surtout sur lui-même.
  Interprétation
Ce portrait, accepté au Salon de 1868, révèle au grand public l’effigie de ce jeune journaliste polémique qui vient de publier Thérèse Raquin et nourrit de grandes ambitions littéraires. De plus, il consacre publiquement l’association intellectuelle des deux hommes au moment même où Baudelaire qui, le premier, a vu en Manet « le peintre de la vie moderne », disparaît lentement. Mais Zola, qui a offert au peintre la défense la plus vibrante et la plus nourrie de toute sa carrière, sera bientôt déçu par la direction « impressionniste » prise par le peintre dans les années 1870 et exprimera dès lors une grande incompréhension devant sa peinture et les nouveaux courants d’une manière générale.
Comme plusieurs peintres illustres – Delacroix avant lui, Picasso après lui –, Manet a eu, en plus de son génie propre, celui d’attirer de grands écrivains, de Zola à Mallar.


sábado, 10 de octubre de 2015

Contexte historique

Cette peinture, bien que décriée par Émile ZOLA (1840-1902) n’en inspirera pas moins son Renée que l’auteur écrira pour Sarah BERNHARDT (1844-1923) comme adaptation du personnage de Phèdre de Jean RACINE (1639-1699) qu’elle incarnait au théâtre en 1879. Bien sûr, CABANEL ne la représente pas sous les traits de l’illustre comédienne mais prend comme modèle l’épouse d’un des frères PEREIRE, famille de riches banquiers pour laquelle il a peint les décors de leur hôtel particulier. Nous pouvons penser que ce choix n’est pas sans rappeler l’intention de Thomas COUTURE (1815-1879) avec Les Romains de la décadence (1847, Paris, musée d'Orsay)


Pour un peintre dit académique, son Tarquin et Lucrèce, de 1877 est bien loin d’une œuvre classique si l’on se réfère à celle de TINTORET (1518-1594, Jacopo Robusti, dit) ou de TITIEN (1490-1576, Tiziano Vecellio, dit) : cette réalisation, différemment de celles de ses prédécesseurs, met l'accent sur la menace et non sur la scène du viol (souvent prétexte à la représentation d’un corps nu pour laquelle CABANEL excelle pourtant). La peinture d’histoire ressemble ici à une mise en scène du théâtre des plus prosaïques.

 Photogravure de la peinture, autrefois collection Hauk ou Hawk - États Unis d'Amérique. Envoi de l'artiste au Salon de 1877
CABANEL, artiste reconnu, apprécié de Napoléon III, décrié par Émile ZOLA, soutenu par Théophile GAUTIER , tout en devenant membre de l’Institut (1863) et jouant un rôle important au Salon, n’est pas pour autant le peintre dépourvu d’imagination et 

viernes, 9 de octubre de 2015

L'oeuvre de Zola, présentation et résumé détaillé du début...



Ce roman a été publié en 1886, c'est le 14ème de la série des Rougon-Macquart (qui en contient 20).

Dans l'ébauche de son roman, Zola écrit : "Avec Claude Lantier, je veux peindre la lutte de l'artiste contre la nature, l'effort de la création dans l'oeuvre d'art, effort de sang et de larmes pour donner sa chair, faire de la vie : toujours en bataille avec le vrai et toujours vaincu, la lutte contre l'ange. En un mot, j'y raconterai ma vie entière de production, ce perpétuel accouchement si douloureux ; mais je grandirai le sujet par le drame, par Claude qui ne se contente jamais, qui s'exaspère de ne pouvoir accoucher son génie et qui se tue à la fin devant son oeuvre irréalisée."
L’ouvrage nous entraîne dans le monde de l’art et des artistes, à travers le portrait d’un peintre maudit, Claude Lantier, qui ressemble sur plusieurs points à Paul Cézanne, grand ami de Zola, et qui se brouillera avec l’écrivain après la publication du roman.
CHAPITRE I (pp. 29-52)
        
Un soir d'orage, au mois de juillet, alors qu'il rentre dans son atelier, Claude découvre une jeune fille qui s'est réfugiée sous le porche. Elle lui demande l'hospitalité, lui expliquant qu'elle se retrouve seule et perdue dans Paris. Elle vient de province et se rendait à l'origine à Passy pour être lectrice chez une vieille dame. Un problème lié à la circulation des trains l'en a empêchée. Il est d'abord étonné et ne croit pas à cette histoire, mais il accepte finalement d'héberger la jeune fille. Il lui laisse son lit.
Le lendemain matin, lorsqu'il se réveille après une mauvaise nuit liée à la présence de la jeune femme dans son atelier, il la découvre à moitié dénudée ( il fait très chaud). Attendri et 

jueves, 8 de octubre de 2015

Nana

Nana, d’Émile Zola


Avec "Les Rougon-Macquart", Zola a voulu, tout en s’inspirant - et en se démarquant - de "La Comédie Humaine" de Balzac, retracer "l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire". Ainsi, le cycle relatant l’évolution de cinq générations de Rougon et de Macquart, de 1851 (coup d’état de Napoléon III - celui que Hugo appelait "Napoléon le Petit") à 1870 (défaite de la France à Sedan), fut composé de 1871 à 1893, donc avec un décalage plus ou moins constant d’une vingtaine d’années, à titre d’un roman par an en moyenne.
Dès 1878, Zola prépara son roman par de minutieuses recherches faites dans des ouvrages spécialisés ou sur le terrain. Zola était très soucieux de précision et de fidélité à la réalité des êtres, des lieux, des choses. Cette préparation l’a conduit à visiter l’hôtel particulier d’une « cocotte », à assister à un dîner en compagnie de demi-mondaines, à visiter les coulisses du théâtre des Variétés…
Pour le Grand Prix de Paris au bois de Boulogne (chapitre XI), Zola a assisté en juin 1879 à la course du Grand Prix.


miércoles, 7 de octubre de 2015

Germinal

Germinal



Roman de la lutte des classes, Germinal, en ayant soulevé des thèmes
sensibles, comme la "question sociale", est devenu le symbole du roman
politique dans la littérature française. Puissant, poignant, émouvant...
Germinal a marqué des générations de lecteurs et de militants. De plus, grâce à sa véracité (Emile Zola s'est documenté dans les mines), il se veut
également être un document important sur les rebellions et l'arrivée du

marxisme en France.


martes, 6 de octubre de 2015

La Bête humaine - Emile Zola

La Bête humaine - Emile Zola



Résumé
Chapitre 1
Roubaud, sous-chef de la gare du Havre, a épousé Séverine qui est protégée par le riche et vieux président de la Compagnie de l'Ouest, Grandmorin, qui l’a débauchée lorsqu'elle était toute jeune. Roubaud le devine et veut se venger de Grandmorin.
Chapitre 2
Jacques Lantier, fils de Gervaise, est mécanicien sur la Lison, une locomotive qui parcourt la ligne Paris - Le Havre. Il est partagé entre deux femmes : sa femme Victoire à Paris et sa maîtresse Séverine au Havre. Jacques Lantier est venu passer la journée chez sa marraine, Phasie, la garde-barrière, qui est mariée à Misard et dont la fille, Flore, est attirée par Jacques. Celui-ci est, du fait de sa lourde hérédité alcoolique, pris d'une pulsion meurtrière à laquelle il réussit à échapper avec diffilcuté. Mais, du bord de la voie, il aperçoit dans le train qui passe un homme en assassinant un autre dont on découvre bientôt le corps.



lunes, 5 de octubre de 2015